22/12/2006

On the Volga

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N'achetez pas ce livre !

  Comme dit la chanson, il ne faut pas souhaiter la mort des gens. Tout de même, sans aller jusqu'à regretter qu'il soit toujours vivant, je ne peux m'empêcher de penser que, mort en 1991 après la publication de son Les Derniers Jours du monde, Dominique Noguez aurait laissé le souvenir d'un écrivain-talentueux-hélas-décédé-après-la-publication-de-son-livre-le-plus-ambitieux-dont-la-réussite-était-pleine-de-promesses : au lieu de ça, voici quinze ans qu'il nous délaie de la daube*.
  Je dois à la complaisance de mon libraire (je lui laisse bien assez d'argent comme ça) d'avoir pu m'attarder sans bourse délier sur sa dernière production qui me fait une fois de plus me poser la question : Dominique Noguez se fout-il vraiment de notre gueule en n'ayant d'autre souci que celui d'améliorer son salaire (sa retraite ?) de professeur des universités, ou croit-il vraiment être un grantécrivain ?
  Se plaçant sous le patronage de Stendhal**, il prétend en quatrième de couverture nous proposer un livre d'une forme inédite : non, Dominique, les livres ni faits ni à faire, ça n'a rien d'inédit, il y en a plein les rayonnages de librairie. 
  (Et quand, toujours en quatrième de couv, il prétend joindre l'utile à l'agréable, pour avoir lu quasi in extenso la partie du livre consacré à Bordeaux je mets en garde l'éventuel lecteur : si, à la différence de Sulitzer on peut faire à Noguez le crédit d'écrire lui-même les livres  qu'il signe, comme l'illustre compilateur Attali il lui arrive de se prendre le stylo dans ses fiches***.)

 

* A l'exception de  Derniers voyages en France et de Ce que le cinéma nous laisse à désirer. Les publications posthumes ne sont pas toujours des fonds de tiroir.

** Et ailleurs il invoque Ramuz et Bernard Frank, toujours pour se justifier de donner à lire un livre qui ne ressemble à rien. On dirait qu'il se doute de quelque chose...

*** Et en plus, prétendre évoquer les écrivains de Bordeaux sans même citer Michel Ohl mais sans oublier Jean Lacouture!... Comment voulez-vous que je prenne ce livre au sérieux ?

Ploum Ploum Tralala

Les situationnistes étaient ennuyeux, prétentieux et à côté de la plaque ; les postsituationnistes, c'est la même chose, en pire.

 

(Il y aura 3 ou 4 lecteurs de ce blog (j'ai les noms) pour s'étonner de lire ici ce qu'ils ont déjà lu ailleurs : c'est que, précisément, sur la quinzaine de visiteurs que ce blog draine quotidiennement vous n'êtes que 3 ou 4 à vous intéresser à l'ensemble de mon élevage.)

21/12/2006

Accélérateur

  Un récent communiqué émanant de l'organe du Villérisme chic s'indigne du « projet mis en avant par M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et candidat à la présidence de la République, et qui prévoit la création d'un ministère de l'Immigration ».
  « Il en irait comme de la création d'un ministère de la Délinquance, d'un ministère du Déficit budgétaire, d'un ministère de l'Inégalité des chances, d'un ministère de l'Ignorance nationale, d'un secrétariat d'État à l'Oubli » précise-t-il. Ou d'un ministère de l'homosexualité, ajouterais-je volontiers si, à l'imitation de ce quarteron d'emmitouflés, je considérais l'immigration comme a priori néfaste. (Mais le  ministère de l'homosexualité, on l'a déjà, depuis une trentaine d'années, habilement (?) maquillé en ministère de la Culture.)

05/12/2006

Stump and Dinette

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04/12/2006

Ne pas confondre

Si je comprends bien, de même qu'il y a, par exemple, la Musique et la musique militaire, il y a l'Art, la Philosophie, la Science, la Culture, etc... et l'art islamique, la science islamique, etc...

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