19/11/2009

Toujours moins

Depuis le temps qu'on meurt, combien de gens sont morts sans que ni le communisme ni le nazisme n'en soient la cause ? Et pourquoi on n'en parle pas de ceux-là ?

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L'art d'accomoder les restes ou Du bon usage de la vieillesse

27/10/2009

Trois fois rien

Encore endormi avec le soleil du matin en pleine figure, je rêvais que je m'endormais avec le soleil du soir en pleine figure.

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Qui s'est vu contraint de traverser la moitié d'un département au cul d'un camion lituanien ne peut que déplorer la chute du Mur de Berlin.

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Jean-Louis Murat, quelque part entre Francis Cabrel et Michel Delpech.

26/12/2008

Misère

« Aujourd'hui, et c'est un trait spécifique et spécifiquement misérable de notre époque, l'articulation du je et du nous est hégémoniquement soumise à cet impératif d'adoption du nouveau sur le mode de la consommation. » Bernard Stiegler

« Celui hier qui s’indignait du fait que je ne parle pas de Christian Gailly : mais il n’a qu’à nous rejoindre sur Internet, ledit Christian. » François Bon 

29/09/2008

Cinémoi

« Qu'y a t'il à sauver de ces vingt dernières années ? » nous demande Ludovic. Je ne vais plus au cinéma, mais j'aime bien les questionnaires.

  Après vérification, trois des films qui me sont venus d'emblée à l'esprit s'avèrent antérieurs à 1988 (on ne voit pas le temps passer) : Maine-Océan (Rozier), Hôtel de France (Chéreau) et Boy Meets Girl (Carax). Sinon, j'avais aussi tout de suite pensé à Mercredi, folle journée (Thomas) et Pas de repos pour les braves (Guiraudie).  Après, j'ai dû réfléchir un peu. Je me suis souvenu de Mishka (Stévenin), puis, par association d'idées sans doute (Stévenin- Afonso), des Arcandiers (Sanchez), puis, bon dieu mais c'est bien sûr : les films de Dumont, La vie de Jésus et L'humanité (il en a fait d'autres, je sais, mais je ne les ai pas vus). Et ensuite, ça s'est bousculé. J'ai hésité, n'ai finalement retenu, entre autres, ni Place Vendôme (Garcia) ni Pigalle (Dridi) et complétai ma liste avec La vie des morts (Despléchin),  ...à la campagne (Poirier), Ceux qui m'aiment prendront le train (Chéreau) et La moindre des choses (Philibert).
(Réflexion faite, je regrette d'avoir oublié Raoul Ruiz. Trop tard.)

(12h30, le même jour : Et Brisseau , Pourquoi ai-je oublié Brisseau ?!)

13/08/2008

Devoir de vacances

Avant de partir en vacances, P/Z a laissé trainer ça sur son blog. J'imagine qu'on pouvait se servir.


1) Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?
Je me souviens surtout que mon institutrice de mère fut très fâchée que j'aie appris à lire à son insu, craignant qu'on ne l'accuse de m'avoir privilégié. Du coup, à l'encontre de tous ses principes, elle repéra deux élèves de ma (sa) classe de "grande section" à qui elle apprit à lire avant le CP.

2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?
Le Club des cinq, les albums de Blueberry, les livres de Paul-Emile Victor. Au sortir de l'enfance (à mon entrée en sixième), Le Guide romain antique.

3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?
Si ce n'est pas moi qui lit...

4) Votre conte préféré ?
Je n'aime pas les contes.

5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?
The Long Goodbye et Mort à Venise sont de très bon films et je les aime autant que les livres dont ils sont adaptés, trop librement pour être de bonnes adaptations. Sinon, j'ai vu dans mon enfance un Cyrano de Bergerac avec Jean Piat qui était très bien ; et je me souviens aussi avoir vu à la tévé une bonne adaptation d'une nouvelle de Morand, Milady, avec Dufilho.
On ne me le demande pas, mais l'Hécate de Schmid, adaptation d'Hécate et ses chiens du même Morand, est une des pires que j'aie vues. (Le Paulina 1880 de Bertucelli n'est pas mal non plus, dans le genre calamiteux.)

6) Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?
J'ai su par coeur des Lettres de Jacque Vaché et des poèmes de Benjamin Péret, L'effigie du raté de Cioran (dans le Précis de Décomposition) ; il ne m'en reste rien, ou des bribes.

8) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?
A ce jour (12/08/08), je n'ai aucune lecture en chantier. C'est triste, mais c'est comme ça.

9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire ?
Li Po

10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?
Le plus rapidement : les livres que je lis vite, je les oublie vite aussi.
Le plus lentement : Ulysse, commencé en 1972, toujours pas terminé. J'y remets le nez de temps en temps, j'aime bien mais me lasse vite. Si ça se trouve, à force d'y mettre le nez, je l'ai peut-être lu en entier.

11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?
Non

12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?
Mes livres des éditions Moundarren sont rangés à part, empilés et servant de serre-livres sur le haut d'une étagère ; j'y pioche fréquemment. Sinon, il ne se passe pas de semaine sans que je mette le nez dans la correspondance de Flaubert ; et, depuis quelques mois, dans les Carnets d'Henri Thomas. Et puis : Cioran, Cingria, Rimbaud, Ch'Vavar... Et le Journal de Renaud Camus aussi.

13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?
Les yeux ouverts, sinon, peu importe la position.

14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?
Certainement pas.

15) Offrez-vous des livres ?
Je ne peux offrir que des livres. Ou alors des fleurs.

16) La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit ?
Les dédicaces figurant sur les livres offerts par des amis, parce que ce sont des amis.

17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)
Je ne sais pas si ça répond à la question mais je ne peux pas acheter (et à peine lire) un livre dont je trouve la couverture laide. J'ai ainsi longtemps boycotté Les Cahiers rouges de Grasset, avant qu'ils n'adoptent un rouge moins vulgaire.

18 ) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?
J'aimerais pouvoir répondre Henri Thomas, mais je sais bien que je n'ai pas tout lu. Et je ne peux même pas répondre Cingria, puisqu'on a exhumé quelques textes depuis la publication de ses oeuvres "complètes" à L'Age d'Homme.

19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?
L'Autobiographie d'un menteur de Graham Chapman.

20) Un livre qui vous a particulièrement ému ?
J'hésite entre Les Fruits du Congo et Le Général sudiste de Big Sur

21) Le livre qui vous a terrifié ?
Un livre de G.- J. Arnaud dont j'ai oublié le titre.

22) Le livre qui vous a fait pleurer ?
Au-dessous du volcan (qui m'a donc particulièrement ému aussi).

23) L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué ?
La préface (mais n'était-ce pas plutôt une postface ?) de Blanchot au Bavard de Louis-René des Forêts dans l'édition 10-18.

24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?
Marquant et original : La vie comme à Lausanne (il faudra bien que je le lise, un jour.) Décalé : L'éducation sentimentale. Astucieux : Je cherche un livre (j'ai oublié l'auteur, et le livre ne valait pas grand chose).

25) Décrivez votre bibliothèque.
J'habite dans ma bibliothèque - dans une partie de ma bibliothèque puisqu'elle déborde sur le palier. Les livres sont classés dans un ordre chronologique tempérée par un peu de fantaisie, pour favoriser certains voisinages. Mais tous les livres ne sont pas rangés, je suis actuellement en manque d'étagères (ou de caisses).

26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?
Il y en a trop (et je me suis débarassé de trop de livres).

27) L’endroit le plus insolite où vous lisez ?
J'imagine que dans certains cafés, à certaines heures, on juge insolite de me voir lire. Mais moi, je ne trouve pas.

28 ) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?
Trois jours, ce sera un peu court pour lire enfin A la recherche du temps perdu. Je ne suis pas sûr d'avoir très envie de lire quand il ne me restera que trois jours à vivre, à part mes livres de chez Moundarren, peut-être.

29) Votre livre d’art préféré ?
Comme livres d'art, je ne connais pas mieux que les volumes consacrés à des peintres dans la collection Découvertes. Il y a surement mieux, mais c'est plus cher.

30) La bibliothèque idéale ?
La mienne

31) L’incipit qui vous a le plus marqué ?
Quand parfois au sortir des cimetières en fleurs je croisais de mes coudes ternis de blasphèmes les chasubles opaques de mon Chagrin incliné sur la légende des fontaines (...) (Mathieu Messagier Sanctifié)

32) La clausule qui vous a le plus marqué ?
« C’est là ce que nous avons eu de meilleur ! » dit Deslauriers, bien sûr. Et Notre destin étant de pourrir avec les continents et les étoiles, nous promènerons, ainsi que des malades résignés, et jusqu'à la conclusion des âges, la curiosité d'un dénouement prévu, effroyable et vain.

01/07/2008

Enculés!

  « Alors qu'ils avaient brillé par leur absence dans le cortège syndical, lors de la mobilisation pour la défense des 35 heures, mi-juin, les dirigeants socialistes étaient en nombre dans les rangs de la Gay pride. » Sud-Ouest Dimanche, 29/06)

27/06/2008

Un culturé, des culturés

  Allez tiens, une histoire drôle pour Renaud Camus, sans rancune.

Une dame sudiste appelle la base de Richmond, en Virginie, pour demander qu'on lui envoie quatre soldats pour dîner avec eux le dimanche 1er mai, mais que l'on veille à ce qu'ils ne soient pas juifs. Le jour arrive, la sonnette sonne. L'hôtesse ouvre la porte et voit quatre noirs souriants.
- Il doit y avoir une erreur!
- Non, Mam, dit un des noirs, le lieutenant Cohen ne se trompe jamais.

20/03/2008

La vie de Marie-Thérèse

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« Marie-Thérèse, quand je parle d'elle, va-t-il me falloir préciser s'il s'agit de la vraie ou bien de celle que je réinvente peu à peu ? Sont-elles somme toute si différentes ? »

26/02/2008

Travaux d'aveugle

  « Or, je n'ai le goût de rien exprimer, si ce n'est ce noyau d'obscurité tenace qui est comme ma substance morale ou poétique, insoluble dans le langage logique. » 

 

 Lecture des Carnets de Henri Thomas. On dira ce qu'on veut, c'est quand même autre chose qu'un ibouc. Mais il est vrai aussi que pour Henri Thomas, la littérature était autre chose qu'un moyen de se faire mousser (ou de se faire du pognon).
  Ce sera tout pour aujourd'hui. 

 

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03/02/2008

On s'en fout

C'est un grand soulagement pour moi de savoir que je mourrai sans avoir lu une ligne de Cormac McCarthy.

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